« Beau Juillet, Amour parfait ! »

juillet almanachalmanach des secrets juillet julius-caesarAvant Jules César, l’année romaine commençait au 1er mars ; le mois dont nous racontons la légende occupait par conséquent le cinquième rang ; on l’appelait quintilis (cinquième) pour cette raison. L’année même de la mort de Jules César, 44 ans avant Jésus-Christ, Marc-Antoine, voulant honorer la mémoire du conquérant des Gaules, fit remplacer le nom de quintilis par celui de julius (Jules). De julius nous avons fait juillet. Le poète Ausone a personnifié ce mois sous les traits « d’un homme dont les membres sont brunis par le soleil et les cheveux liés de tiges et d’épis ».

Juillet nous amène les grandes chaleurs ;

La canicule vient du latin « canis » – chien  parce que l’Etoile Sirius, de la Constellation du Grand  Chien se lève et se couche en même temps que le soleil en Juillet. Les croyances populaires attribuaient à la présence de cette étoile les chaleurs vives de Juillet

En Grèce, sur l’Acropole on offrait un immense sacrifice appelé hécatombe (cent  boeufs), d’où le nom d’Hécatombéion donné au mois de juillet, tandis que  qu’à  Rome l’on jetait dans un brasier ardent des centaines de chiennes au pelage roux, en gage d’apaisement espéré de Caniculus ( Canicule ). Aux Panathénées, l’habitude s’instaura très vite de réciter des extraits d’Homère.

On portait jusqu’au port de Phalère la vieille statue de bois d’Athéna Poliade et on la plongeait dans la mer avec son péplos (manteau). Ce bain de la déesse était un symbole de la purification de toute la cité.

le 19 de ce mois finit messidor dans le calendrier républicain et commence  thermidor, nom dérivé d’un mot grec qui veut dire chaud, et dont la racine se retrouve dans les mots thermomètre, thermes, etc., qui signifient : mesure de la chaleur, eaux chaudes, etc. C’est en juillet, en effet, que se produisent dans notre hémisphère les températures les plus élevées. Il semblerait que la plus forte température de l’année dût arriver le 21 juin, au solstice d’été. Il n’en est rien ; elle se manifeste un certain nombre de jours après.

En juillet le soleil entre dans la constellation de l’Écrevisse (Cancer). D’où vient ce nom : l’Écrevisse ? Les anciens disaient à tort, et on le répète parfois encore aujourd’hui, que l’écrevisse « marche à reculons et obliquement ». Le soleil, arrivé le 21 juin au plus haut point de sa course, commence, à partir de cette époque, à redescendre, à rétrograder, à marcher à reculons : de là le nom d’Écrevisse donné à la constellation dans laquelle le soleil entrait il y a deux mille ans, vers le 21 juin.

En juillet comme en juin, les travailleurs des champs redoutent l’abondance des pluies et manifestent leurs craintes à peu près dans les mêmes termes que pour le mois précédent.

Quand il pleut à la Saint-Calais,
Il pleut quarante jours après.
S’il pleut le jour de Saint-Benoît,
Il pleuvra trente-sept jours plus trois.
S’il pleut le jour de Saint-Victor,
La récolte n’est pas d’or.

 Juillet, marque le temps des moissons des céréales, orge, avoine d’hiver et les blés dans le midi de la France…

L’Arbre du Moi : le chêne

Appelé «  la première mère «  par les Grecs, Thor par les Germains, choisi par Dieu pour apparaître à Abraham, le chêne a toujours été considéré comme l’Arbre Sacré. Il était l’un des « Sept Arbres Chefs » des Druides avec :

Le noisetier, le houx, le pommier, l’if, le pin et le frêne.

Les chênes entouraient le sanctuaire de Zeus à Dodone en Epire, et les prêtres interprétaient le bruit du vent dans leurs branches.

Son bois survit pendant des générations. Il subsiste sous forme de   tonneau, de table, de traverse de chemin de fer, de pilier de pont, ou de bateau voguant sur l’eau.

Où pousse le chêne, il y a toujours beaucoup de lumière pour tout ce qui vit autour. Il se souvient que de plus grands lui accordèrent ombre et protection dans sa jeunesse.

 La Fleur du Mois : le lys

Le lys ,visible sur l’oriflamme des rois de France, ne meurt jamais. Voilà pourquoi l’histoire de France est liée à la légende des lys, fleur majestueuse qui éclot au milieu de l’eté, en Juillet.

Clovis, le chef des Francs, arborait la couronne à trois fleurs de lys quand il procéda à l’unification temporaire de la France.

Les princes de lys suivirent :  de Pépin le Bref à Charles Auguste, son fils, qui devint Charlemagne. C’est lui qui aurait offert la fleur de lys à la ville de Florence à la fin du VIIIe siècle.

La fleur de lys florentine est évidemment la plus belle des fleurs de lys, avec ses trois pétales épanouies qu’on voit sur les colonnes de la cour intérieure du Palazzo Vecchio et dans l’appartement des Prieurs

Au XIIe siècle, Florence fit frapper une monnaie marquée d’une fleur de lys, le florin.

A l’époque des découvreurs, au XVIe siècle, le roi François 1er portait un vêtement bleu couvert de fleurs de lys dorés. Il combattit en Italie et adopta le drapello qui devint un drapeau bleu à trois fleurs de lys.

Les fleurs de lys sont d’excellents antidotes contre les sortilèges amoureux. Le premier lis blanc de la saison apporte de la force à celui qui le cueille.

L’Animal du Mois – le Cerf

Symbole solaire du pouvoir celte, le cerf est l’animal de la vie (à cause de l’arbre que forment ses ramures), de la puissance, de la virilité, de la longévité (on disait qu’il pouvait vivre jusqu’à 90 ans) et de la vélocité. Comme l’ours, le cerf manifeste la force de la nature : sa chasse et sa capture sont le sujet de nombreuses légendes.

Grâce à sa ramure comparable à un arbre et qui se renouvelle périodiquement, le cerf passait déjà alors pour un symbole de la vie qui se perpétue, du renouveau et du passage du temps.

Il passe pour être hostile aux serpents venimeux, et son pelage constituait une amulette de protection contre leurs morsures. La poudre de bois de cerf protégeait aussi les semences des intempéries.

On dit aussi que les bois de cerf constituent un puissant remède : la ramure droite, plus efficace que la gauche, chasse les serpents lorsqu’on la brûle. La viande de cerf fait tomber la fièvre, de même que l’onguent que l’on tire de sa moelle. En héraldique, le cerf est le symbole de “la douceur et de l’indulgence, car il est dépourvu de fiel, ce qui explique sa longévité, qui est d’une centaine d’années”. La ramure seule représente “un signe de puissance”.

Dans la mythologie celte, les cerfs sont les “bêtes à cornes des fées” et les messagers entre le monde des dieux et celui des hommes.

Si l’on entre en contact avec l’esprit du Cerf lorsqu’on se trouve en situation de faiblesse ou d’impuissance, il faut lui demander protection : l’esprit du cerf vous répondra et vous retrouverez calme, force et dignité.

L’Oiseau du mois : l’Aigle

L’Aigle est aux Règne des Volants ce que le Chêne est au monde Végétal : le Premier.

Sa vision extraordinaire, plus perçante et précise que celle de l’homme, lui permet de repérer un lapin ou une marmotte à 300 mètres de haut, sa longévité exceptionnelle – entre 40 et 70 ans-, sa fidélité à son Nid, son intelligence, font  de cet oiseau un emblème autant qu’une légende présente dans tous les cieux du monde ;  toutes les civilisations le gardent présent dans leur bestiaire :

Chez les Celtes il incarne la maîtrise, la protection, le courage et la fierté ; chez les civilisations africaines et  amérindiennes, il évoque la sagesse, la longévité, le pouvoir et la protection.

Les chamans utilisent ses plumes pour guérir l’âme des malades.

Les sorcières gardent jalousement le secret de préparation d’une cervelle d’aigle encore chaude mélangée avec du jus de ciguë : pour donner des cauchemars épouvantables ou des illusions fantastiques à celui qui l’aura absorbée !

Encore faut-il la faire avaler à celui ou celle que l’on veut envoûter !

Le Métal du Mois : l’Or

C’est le métal des Dieux ; grâce à lui ou à cause de lui, l’humanité rêve du métal jaune.

Pour lui, les hommes s’entretuent et bâtissent des temples où il est le témoin de l’amour que l’on porte à une Divinité suprême.

Qu’il soit bijou, monnaie, sculpture, le métal  ancien était déjà l’objet de culte dans l’antiquité méditerranéenne : les égyptiens et les crétois en décoraient temples et pyramides.

Les conquistadors espagnols pillèrent les temples mayas et massacrèrent tout un peuple pour s’emparer des trésors dévolus aux divinités

                 

Il représente l’aboutissement autant que la convoitise humaine.

Il brille au soleil de Juillet, aussi aveuglant que l’astre à son Zénith

Le Parfum du Mois : l’ Héliotrope

Appelée également “herbe de saint Fiacre” ou “héliotrope du Pérou

Le mot ” Héliotrope” a été construit à partir du mot grec “helios” signifiant “soleil” et de “tropos” qui peut se traduire par “tour” en référence à une croyance ancienne selon laquelle les feuilles suivraient la course du soleil.

Les fleurs peuvent être blanches, lilas foncé, bleues ou violettes suivant la terre et le climat où on les cultive.Très odorantes, elles dégagent un parfum qui fait penser à la vanille.

En magie, elle est utilisée par ceux qui désirent prendre la supériorité sur les autres. Une fois filtrée et macérée, on utilisera également cette huile solaire en massage corporel,  pour attirer la gaieté et la prospérité

La Pierre du Mois : le rubis –  la cornaline

Le rubis

C’est la pierre de vérité, purificatrice ; elle active le corps entier, stimule et réchauffe l’énergie de l’amour : de la sexualité à l’amour divin.          Il donne aussi du courage, de la vaillance ; c’est une pierre efficace pour la circulation du sang, si on la porte su soi, brute et non taillée ou polie.

La cornaline 

Pierre semi-précieuse, d’une tonalité plus douce que le rubis, elle apporte aussi dynamisme et vitalité à ceux qui la portent : elle aide, apaise les personnes distraites ou confuses, qui n’arrivent pas à trouver un sens à leur vie, calme les rhumatismes et purifie le sang. Elle accélère la guérison en cas de septicémie.

Les druides utilisaient les plus gros gemmes pour y graver les signes de l’alphabet runique.