Bonjour Mars ! Sois bon et accommodant, et fais-moi voir en dormant Celui que j’aurai en mon vivant

A l’origine du calendrier romain, le mois de Mars était le premier de l’année, car le retour des beaux jours marquait….le début de la période de la guerre ! La douceur du climat printanier redonnait aux hommes l’envie d’en découdre ! Ce dont ils ne se privaient pas, quel qu’en soit le motif belliqueux, l’essentiel était de faire jaillir les épées et cliqueter les boucliers.

Le nom de Mars fut donné plus tard à l’un des jours de la semaine : le mardi.

Les Belges s’en méfient et disent du mois de Mars qui comprend 5 mardis

Qu’ « ’il ne laisse ni choux ni trognons ! »

Au Moyen-Age, l’Eglise christianisa le calendrier. On récupéra les fêtes païennes et on les rebaptisa. “Carne Levare Levamen”, c’était, en février, la période où l’on mangeait pour la dernière fois de la cuisine grasse (jusqu’au Mardi Gras), avant d’entrer en quarantaine, la “quadragesima”, le mot qui a donné “quaresimo” puis “carême”, les quarante jours où l’on mangeait maigre jusqu’à Pâques.

A l’origine, le Carnaval n’était pas une fête, mais un rituel. La date de  sa célébration, qui change d’année en année, dérive de l’antique tradition qui découpe le temps en tranches de 40 jours.

Ainsi, la période qui va de l’Epiphanie au mercredi des Cendres unit étroitement le sacré au profane. Car si l’idée du Carême était, dans l’Eglise des premiers siècles, de se préparer à la fête de Pâques, le Carnaval permettait aux gens de vivre des réjouissances issues des anciennes fêtes d’hiver

Mars, est le mois du renouveau de la nature, du réveil de la terre. Or, avant toute nouvelle création, le monde doit retourner au chaos primordial pour se ressourcer. Ce chaos était représenté par le Carnaval , au cours duquel un pauvre d’esprit était élu roi  –  joliment revisité par Victor Hugo dans » Notre-Dame de Paris » –  et revêtait des ornements royaux.

La Fête des Fous réjouissait les plus déshérités qui noyaient leur désespérance quotidienne dans une euphorie qui provoquait l’effervescence et la joie chez les notables et les princes.

Un âne était revêtu des vêtements épiscopaux et officiait à l’autel. Or, l’âne symbolise notamment “Satan”, c’est-à-dire l’inverse de l’ordre assuré par l’Eglise. Au cours des fêtes du Carnaval , toutes les individualités disparaissent sous les masques et le maquillage, permettant ainsi la confusion qui symbolise le chaos.


Aujourd’hui comme hier, Les fêtes de Carnaval accompagnent le passage de l’hiver au printemps, de la mort à la vie : elles signalent le renouveau de la nature dans l’exubérance, la fantaisie et l’imagination.

Dans l’Antiquité, les dieux faisaient et défaisaient les saisons. Au cours de ces fêtes, on procédait à des sacrifices. L’objectif était que les divinités de la nature chassent le froid et favorisent le retour de la végétation ou, par exemple, les naissances dans les troupeaux.

A notre époque, on sacrifie surtout à la Danse, à la Musique, aux défilés bruyants et colorés, emplis de rires plutôt que de sacrifices sanglants !

Né en Europe, le Carnaval est propre aux peuples latins, germaniques et nordiques. Il s’installe avec d’autres fêtes chrétiennes au début du Moyen-Age.

Le Carnaval est une survivance des Bacchanales, Lupercales, Saturnales romaines, des   fêtes grecques en l’honneur de Dionysos, des fêtes d’Isis en Égypte ou des Sorts chez les Hébreux.

Ces fêtes se rattachaient aux traditions religieuses de la plus haute Antiquité. Elles célébraient le commencement de l’an nouveau et le réveil de la nature. Pendant quelques jours, les esclaves devenaient les maîtres, les maîtres prenaient la place des esclaves, les servant à table par exemple : devenait permis ce qui était habituellement interdit.

Grâce aux déguisements, aux masques, chacun peut oublier pour un temps la misère, la maladie, la souffrance. Chacun peut changer de condition : les hommes se déguisent en femmes, les enfants s’octroient des droits d’adultes. La réserve qui régit habituellement les rapports sociaux disparaît. Le masque de l’hypocrisie tombe : place à la satire et à l’humour !

Durant Carnaval , rien ne se fait sans raison : rites et masques se chargent d’une signification dont les symboles sont très divers. Par exemple, les traditionnelles batailles de confettis ne sont que la survivance de l’antique usage de répandre des graines de céréales et de riz, rites de fécondité qui subsistent dans les cérémonies de mariage des pays latins.

La célébration du Carnaval est traditionnellement marquée par des bals masqués, des  défilés de chars dans les rues et des cortèges costumés.

En Europe, le temps du Carnaval est d’une grande richesse folklorique Parmi les innombrables Carnavals du monde, on peut citer, entre autres : ceux de Belgique – Les Gilles – de Suisse, ceux de Bâle ou Zürich ; en Allemagne, ceux de Cologne ou de Munich ; en France celui de Nice ; en Italie celui de Venise. En Amérique du Sud, le Carnaval est roi. Il est considéré comme une grande libération sociale

Le Carnaval , contrairement à d’autres fêtes, est une fête urbaine. Les défilés se font dans les rues et sur les places publiques. Les participants font du bruit, de la musique, car Carnaval est une forme de contestation et de révolte, même si elle s’exprime dans la dérision.

Expression du désordre, il se déroule dans le lieu de l’ordre : la ville. L’ordre et le désordre peuvent alors être perçus comme indissociables, et laisser le second s’exprimer… peut être le meilleur moyen de le limiter et de le maîtriser. 

L’Arbre du Mois – Le Noisetier ou Coudrier  –

                              

Le symbole du noisetier est universel : c’est la fécondité – les noisettes représentant les testicules –  Par extension, on lui attribuait et attribue encore une notion de débauche et de luxure.

Au Moyen-Age, les amoureux éconduits déposaient une branche de noisetier devant la fenêtre de celle qui les avait repoussés, voulant signifier par là qu’elles menaient une vie dissolue : mais cette marque de dédain excluait surtout qu’elles soient demandées en mariage après un tel affront !

C’est dans le bois de noisetier que les fées taillaient leur baguette magique !

Pour d’assurer de ses pouvoirs magiques, il est recommandé, la veille de la    Saint-Jean, de la tremper dans l’eau. Si elle pousse des cris….le test est concluant. Si elle reste muette il faut recommencer le bain autant que la taille !

La Fleur du Mois – le Trèfle d’Eau –

Le ményanthe ou Trèfle d’Eau, de la famille des gentianes est considérée comme un remède contre le scorbut qui sévissait chez les équipages qui passaient de longs mois en mer, privés d’aliments frais , pas de fruits ou de légumes, et étaient souvent frappés par des épidémies qui les laissaient anémiés.

On cite quelques recettes spéciales  pour vivre vieux :

Durant la première partie de la Vie, prendre tous les matins à jeun une décoction de feuilles de trèfles d’eau avec une décoction d’angélique.

A 80 ans, changer :  prendre une infusion simple de Trèfle d’Eau.

A 90 ans, se placer sur l’estomac un petit sachet de sel et de fleurs de Trèfle d’Eau et l’y garder jusqu’à 100 ans.

A 100 ans révolus, boire tous les matins une infusion préparée ainsi :

Une pincée de feuilles de frêne, une autre d’angélique et une autre de trèfle d’eau.

 L’ Animal du mois – la Chèvre –

Pour aller au Sabbat durant leur sommeil, les sorcières, dit-on, se frottaient le corps avec un onguent mêlé de bouse de vache et de poil de chèvre…

Ah la bonne odeur de bouquetin !

L’Oiseau du Mois – Le Pivert –

Le Pivert symbolise la faculté de voir la vie comme une source d’émerveillement et de joie. L’abord du Printemps, tout naturellement.

Le Poissons du Mois – Le Requin –

Une des pierres fossiles majeures dans la protection contre la Magie Noire est la dent de requin, car on ne peut s’attaquer à lui.

Le Métal du Mois – le fer –

Porté en amulette, le fer éloigne les démons, les elfes et les fées

Le Parfum du Mois : le musc

        

 

Le musc est une substance produite par le chevrotin mâle, afin d’attirer le sexe opposé pendant le rût.

Cette méthode est utilisée depuis l’Antiquité pour son caractère aphrodisiaque.

Dans certains pays du Moyen-Orient, pour conquérir des femmes jeunes, l’homme porte le musc liquide dans une petite boîte en or jointe à une aiguille en or imprégnée de gouttes de café. Impossible, en tous les cas, de rester….indifférentes, mesdames, à un tel parfum !

La Pierre du Mois – la sanguine –

MEDION DIGITAL CAMERA

Variété d’hématite rouge, la sanguine a longtemps été utilisée pour soigner les plaies en applications directes.

En Occident, la médecine antique puis médiévale a pratiqué la

 «  magie imitative » : on soignait avec des remèdes de teinte rouge des symptomes liés à cette couleur – pertes de sang, boutons… On pensait, également, que le rouge favorisait l’élimination de humeurs viciées et aidait ainsi à lutter contre les infections.

Toutefois, les saignées si souvent pratiquées jusqu’à l’affaiblissement ou l’anémie, pour respecter ces pratiques –  dénoncées par Molière dans le Malade Imaginaire.- finirent par trouver des détracteurs érudits :  Le Siècle des Lumières réfutait le Moyen-Age !

Friable, fine, permettant un marquage immédiat, les scribes, les artistes, l’utilisent depuis l’Antiquité pour graver et dessiner.

On l’utilisait pour dessiner les contours des peintures des tombeaux égyptiens ou celui des fresques romaines. Moins connue et utilisée que la « pierre noire » –  le charbon – elle connaît  un plein essor chez les artisans et les artistes dès le 14ème siècle, associée, dès lors à la craie blanche.

De la famille des Béryls, son symbole est  l’Humilité

On l’offre pour les 23 ans de Mariage.