La Chandeleur et… les Crêpes !

Etymologiquement parlant, la chandeleur, (autrefois la chandeleuse), vient du mot chandelle.
Mais comme beaucoup de fêtes judéo-chrétiennes, la chandeleur trouve son origine dans un mixage des traditions païennes et des religions juive et chrétienne.

Les Origines Païennes

     

L’une des origines de la Chandeleur remonte aux Parentalia romaines: fête annuelle en l’honneur des morts, et au cours de laquelle ils veillaient, éclairés de cierges et de torches.
Chandeleur est aussi reliée au dieu Pan. Durant une nuit, les adeptes parcouraient les rues de Rome en portant des flambeaux.
La chandeleur c’est aussi une croyance née d’une symbolique d’origine celte. La crêpe symbolise la roue solaire et le don aux divinités sans lequel le blé serait altéré.

Les Origines Juives et Chrétiennes

                                                   

Cette fête chrétienne a pour origine les relevailles de Marie, 40 jours après la naissance de Jésus, au cours d’une cérémonie de purification. C’est le jour de la présentation de Jésus au temple, 40 jours après noël, jour de sa naissance.

Durant des siècles, la Chandeleur était symbolisée par les chandelles et les crêpes. Aujourd’hui il reste surtout les crêpes!

Les Crêpes

La crêpe elle-même évoque le disque solaire, ainsi que les offrandes alimentaires.
La Chandeleur marque l’ouverture de la période de Carnaval. C’est en même temps, un signe de renaissance, de promesse d’avenir.

les galettes, mélange de farine et d’eau, sont apparues vers 700 avant Jésus-Christ, en même temps que les premiers pains sans levain. Au XIIème siècle, les croisés ramènent en France le sarrasin d’Asie.

Cette plante trouva dans les terres acides de Bretagne un milieu favorable à son développement et donna naissance aux galettes bretonnes. La crêpe de froment est née, quant à elle, beaucoup plus tard, vers 1850.

Les processions aux chandelles disparurent, mais la tradition des crêpes demeura. Et la superstition s’empara de la Chandeleuse devenue Chandeleur au fil du temps.

                               

La crêpe est censée exorciser la misère et le dénuement.
Il faut pour cela garder la première qui sera, tout au long de l’année, jusqu’à la Chandeleur suivante, garante de la prospérité. Cette crêpe que l’on ne mange pas est la survivance du rite de l’offrande. On mettait parfois un “louis d’or” dans la crêpe.

Afin de connaître la prospérité pendant toute l’année, il s’agit de faire en sorte que la crêpe atterrisse correctement dans la poêle ! A côté, par terre ? Aïe…la fortune est compromise !

Petits dictons vérifiables…. 

– “Celui qui retourne sa crêpe avec adresse, qui ne la laisse pas tomber à terre ou qui ne la rattrape pas sous la forme navrante de quelque linge fripé, celui-là aura du bonheur jusqu’à la Chandeleur prochaine.”

– “A la Chandeleur, l’hiver s’apaise ou reprend vigueur.”

– “Quand pour la Chandeleur le soleil est brillant, il fait plus froid après qu’avant.”