Mariage du mois de mai, Fleurit tard ou jamais.

Naître en Mai est un gage de vivacité et d’intelligence.

Pourtant l’ambiguïté bénéfique-néfaste est présente sur l’origine de ce mois du Printemps par excellente, personnifié par un jeune homme portant sur la tête une corbeille de fleurs. Les dictons qui y sont relatifs en témoignent :

Mai frileux, an langoureux
Mai fleuri, an réjoui
Mai venteux, an douteux.

On soutient que l’origine du mot vient du nom de la Déesse Maïa, déesse de la Terre-Mère et de la Fécondité à laquelle les Romains consacraient ce mois.

D’autres sources prétendent que le premier empereur romain, Romulus, lui aurait donné ce nom en l’honneur des sénateurs appelés «  Majores » dédiant ainsi ce mois au Anciens. Explication justifiée par le nom du mois suivant, Juin, qui était alors consacré aux jeunes gens, les «  Juniores « .

C’est en Mai que se tenaient sous les Carolingiens les assemblées politiques. Les Francs avaient coutume de réunir tous les ans en mars leurs guerriers, dans un lieu consacré qu’on appelait Champ de Mars. A l’imitation des Germains, auxquels ils avaient emprunté ces principes d’indépendance politique, les guerriers francs délibéraient sous la présidence de leur chef. La liberté était complète. Si les paroles du chef leur plaisaient, ils y applaudissaient en frappant leurs boucliers de leurs framées ; sinon, ils étouffaient sa voix par leurs murmures.

Sous Charlemagne, la date de l’assemblée fut reculée jusqu’en mai : les évêques qui, sous Clovis avaient été admis à ces assemblées, prirent bientôt avec les comtes et les seigneurs un rôle prépondérant, et l’élément guerrier s’effaça peu à peu.

Ces assemblées générales disparurent après la ruine de l’empire carolingien ; les champs de Mai furent remplacés par les états généraux, dont la première convocation eut lieu en 1302, sous Philippe le Bel, et dont la dernière eut lieu en 1789, à la veille de la Révolution.

Le mois de mai correspond à Floréal dans le calendrier républicain ; c’est le mois des fleurs. Les Romains célébraient chaque année, à la fin d’avril et au commencement de mai, la fête de Flore. La déesse des fleurs.

L’origine du mot « muguet » : la forte odeur de muscade qui se dégage de la fleur lui a tout d’abord valu le nom de « mugade », « muguette », et enfin, « muguet »

On l’appelle parfois lis des vallées, mais aussi gazon du Parnasse, car la légende dit qu’il fut créé par Apollon, dieu du mont Parnasse, afin que les neuf muses qui l’entouraient puissent fouler ce tapis vert sans blesser leurs pieds délicats.

On dit qu’au moment de la création du monde, cette fleur ornait les deux côtés de la porte du paradis et que ses clochettes tintaient chaque fois qu’un brave homme passait. C’est que le muguet était doué pour identifier les vertus et les bonnes consciences…

Chez les Celtes, le muguet avait pris une importance mystérieuse : il portait bonheur. Son parfum, dit-on séduisait les Dieux.

Présente en Europe depuis le Moyen-âge. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes qui lui accordaient des vertus porte-bonheur.


On érigeait des Arbres de Mai : des mâts enrubannés devant la porte d’une personne, en signe d’honneur, d’amour ou de dérision, suivant la nature du feuillage choisi et souvent on le décorait avec du muguet et des aubépines. Au moyen âge, le mois de mai était celui des « accordailles » ; on en accrochait au-dessus de la porte de la bien-aimée.

La tradition d’offrir du muguet daterait du Le 1er mai 1561, sous le règne du roi Charles X.
Ayant reçu un brin à cette date, il décida d’en offrit à toutes les Dames de la Cour

La fleur à clochettes parfumées est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des “bals du muguet”. C’était d’ailleurs l’un des seuls bals de l’année où les parents n’avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s’habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d’un brin de muguet.

Une superstition qui se perpétue dans quelques provinces, fait considérer comme funestes les mariages contractés en Mai. On dit

Noces de mai, Noces mortelles.

Dans le Dauphiné , des prières publiques se font trois jours avant l’Ascension, pour demander à Dieu de conserver les biens de la terre, et d’éloigner les fléaux et les malheurs.

Les redoutables gelées de mai peuvent arriver à une époque quelconque du mois, mais il a été bien constaté, depuis de longues années, qu’il y a toujours un refroidissement de la température vers les 11, 12 et 13 mai. Cette remarque n’avait pas échappé à l’esprit observateur des agriculteurs, qui donnaient à

St Mamert (11 mai), St Pancrace (12 mai) et St Servais (13 mai) les noms de

. Malgré tout, ne vous précipitez pas au jardin car “Quand la saint Urbain est passée, le vigneron est rassuré” et “Mamert, Pancrace, Boniface sont les trois saints de glaces, mais saint Urbain les tient tous dans sa main.” C’est le 25 mai !

Le mois de mai est si variable qu’on a dit avec raison qu’il n’est beau que chez les poètes.

C’est un ménage d’enfer.
L’almanach et le thermomètre
Ne peuvent d’accord se mettre :
L’un dit printemps et l’autre hiver.

On dirait que le mois de mai
Est relégué dans quelque idylle,
Ou que, tel qu’un luxe inutile,
Cette année on l’a supprimé
.   

En mai, les agriculteurs sont loin d’être d’accord entre eux. Les uns désirent que les pluies d’avril prennent fin ; les autres ne les redoutent pas. Ces appréciations différentes tiennent évidemment aux différences de climat. Mais une voix unanime déplore les gelées tardives, qui sont cependant fréquentes durant ce mois :

Au mois de mai
Il faudrait qu’il ne plût jamais.
 

(Vaucluse)   

Mai pluvieux
Rend le laboureur joyeux.
 

(Hautes-Alpes)    

Mars sec, avril humide, chaud mai,
Temps à souhait.

(Aube, Nord, Marne)   

Gelée d’avril ou de mai
Misère nous prédit au vrai.
 

(Nièvre)  

L’idée du Premier Mai est d’origine américaine. En octobre 1884, Le Labour, Union Syndicale réunie à Chicago, décide de placer à l’ordre du jour la conquête de la journée de huit heures. Dans ce but, elle fixe une journée nationale de grève au 1er mai 1886. Le Congrès suivant, réuni en décembre 1885, à Washington, confirme cette décision. Il ajoute que la réduction du temps de travail serait soumise à la signature des employeurs ; la grève ne serait déclarée que dans les usines dont les patrons n’accepteraient pas les huit heures.

Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain. une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.

Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines (ils seront réhabilités plusieurs années après).

En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l’habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci symbolise la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs.

Le triangle est quelques années plus tard remplacé par la fleur d’églantine. En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge.

Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée chômée.

Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.

C’est pendant l’occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé. Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s’agit d’un ancien dirigeant de l’aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d’État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain.

À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd’hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !

En avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé… mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n’est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n’est que coutumière….

L’Arbre du Mois – Le Laurier –

En Grèce, cet arbuste dédié à Apollon, représente l’immortalité acquise par la victoire, et représente les conditions mêmes de la victoire : la sagesse unie à l’héroïsme, d’où l’origine de la couronne de laurier qui ceint la tête des héros, des génies et des sages.

Toujours en rapport avec Apollon, la Pythie et les devins mâchaient ou brûlaient du laurier pour Apollon, afin d’obtenir ses qualités divinatoires. Ceux qui obtenaient une réponse favorable de la Pythie s’en retournaient chez eux avec une couronne de laurier.

Au Moyen Âge aussi, on couronnait de laurier les savants distingués dans les universités. Dans les écoles de médecine, la couronne dont on entourait la tête des jeunes docteurs était faite de rameaux feuillés de laurier avec des baies, d’où le nom « baccalauréat » (bacca laurea : baie de laurier) donné encore de nos jours en France au diplôme qui sanctionne la fin des études secondaires.

Le laurier est toujours un symbole de paix.

Mais, Le laurier rose est une des plantes les plus dangereuses dont toutes les parties sont toxiques (présence d’hétérosides cardiotoniques). L’ingestion d’une simple feuille peut s’avérer mortelle pour un adulte et un enfant. Brûler des branches de laurier pour y faire cuire de la viande est une cause d’empoisonnement radicale l

La Fleur du mois – l’Oeillet –

Les bouquets d’oeillets n’ont pas la cote. Les roses oui.

Cette tradition remonterait au 19e siècle où les actrices avaient des contrats ponctuels. Un bouquet de roses signifiant une reconduction de leur contrat, un bouquet d’oeillets, la fin de leur collaboration avec le théâtre. Sarah Bernhardt

(1844 – 1923), la plus photographiée de son époque, était très souvent entourée de roses (gratuites) parce qu’elle avait un accord avec les marchands de fleurs !

Pourtant le parfum d’œillet aide à recouvrer la santé et une seule fleur suffit à parfumer une pièce !

L’oeillet est symbole d’audace et d’admiration, et apporte une énergie positive à la personne qui le reçoit ou le porte à la boutonnière.

Blanc, il évoque la passion romanesque et la fidélité, rouge, les sentiments charnels. C’est d’ailleurs un oeillet rouge qui tombe dans le cachot de Don José au dernier acte de Carmen.
Le port à la boutonnière de l’oeillet blanc était sous la Restauration le signe distinctif de reconnaissance des royalistes du parti ultra.

L’Animal du Mois – Le Taureau –

Le taureau, animal robuste et voué à la reproduction, est dès la préhistoire un symbole de puissance et de fécondité. Au Proche-Orient, la religion Sumérienne garde cette symbolique.

En Égypte, le taureau (appelé Kamouteph, littéralement « le taureau de sa mère ») était lié à l’origine au mythe solaire selon lequel l’astre est enfanté chaque matin sous la forme d’un veau d’or par la vache (nommée Hathor ou Nout et dont le corps constitue l’étendue céleste).

Le Taureau Ailé était l’attribut de Saint Luc.

Porté en pendentif, il favorise la force et la fécondité.

L’Oiseau du Mois – Le Coq –

Le coq était, pour les européens de l’Antiquité, l’Animal du Soleil qui annonce, par son cri, la levée du jour et chasse les démons de la nuit.

Mais il était aussi –le coq noir – un animal magique que l’on sacrifiait lors des rites consacrés aux forces du monde souterrain. Les coqs blancs, eux, sont réputés pour porter chance et c’est toujours un bon présage d’en croiser un.

C’est pourtant la signification positive qui domine, et les coqs, étaient censés chasser même les lions, dans des scènes représentées sur des camées, des boucliers ou des pierres tombales de seigneurs revenant des Croisades.

Le Métal du Mois – l’Argent –

L’Argent protège contre le mauvais œil lorsque l »on porte sur soi une amulette de ce métal.

Il serait le préféré des elfes et des fées, et les mages et sorciers le préconisent dans des rituels importants concernant les études et le commerce.

Le Parfum du Mois – le Thym –

Les Romains l’utilisaient comme médicament pour soigner la toux et les vers intestinaux et soulager la digestion.
Charlemagne donna l’ordre de faire pousser le thym dans les jardins impériaux, pour ses vertus culinaires mais également pour ses vertus médicinales.

Au Moyen-Age, on utilisait cette plante pour soigner les affections de la peau et comme antiseptique.

Le thym est considéré comme stimulant et tonique. On le recommande pour les faiblesses organiques, notamment celles du système nerveux et du système circulatoire. Il serait utile dans les affections qui se traduisent par des vertiges, des migraines et des bourdonnements d’oreilles

La Pierre du Mois – l’émeraude –

Offrir une émeraude durant le mois de Mai fortifie la vue, donne de l’esprit et améliore les capacités de mémoire.

Celui qui voudra devenir savant, amasser des richesses et deviner l’avenir doit porter cette pierre sur soi.

Si on place une émeraude sous la langue, elle communique le don de prophétie.